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13-06-2016Jeunes : indemnités de formation ou de transfert

Jeunes : indemnités de formation ou de transfert

Les écoles de jeunes sont pillées par les clubs qui ne forment pas leurs jeunes. Quelle parade ?


La problématique des transferts de jeunes est vieille comme le hockey. Les clubs pillés se plaignent de ceux qui leur piquent les meilleurs jeunes sans aucune compensation ni merci.

On ne citera pas les noms de ces clubs même si les interlocuteurs n'hésitent pas à donner des noms de grands spécialistes de la chose. Il reviendra toujours cette réflexion d'un cadre d'un club qui ne possédait pas d'école de jeunes et qui déclarait à l'envi : " A quoi ça sert que je forme des jeunes, ce club-là les forme pour moi ! "

 

Beaucoup de choses ont été dites ou proposées à ce sujet mais la liberté a toujours été un de leitmotiv du hockey pour écarter les possibilités de règlementation sur ce sujet. Et de prendre l'exemple du football où des jeunes étaient prisonniers de contrat et de clauses, les parents devant s'acquitter de sommes faramineuses pour retrouver une liberté d'aller et de vivre où il le veut.

 

La première tentative sérieuse de trouver un modus vivendi entre club aura été le projet du regretté Jean-Pierre André, alors président de l'Orée. Un document présenté à la fédé mais pas bien reçu part les instances officielles et resté à l'état de projet. " Un projet aujourd'hui obsolète car les choses ont évolué depuis 10-15 ans ", souligne Pierre Lambaux, responsable des Jeunes de l'Orée et membre de la commission jeunes de la Ligue francophone.

 

En 2015, la fédé organisait des workshops dans le cadre de ses consultations de la base. Le worshop "Jeunes" a connu la plus grosse affluence parmi ceux qui étaient proposés. Quatre points ou thèmes sont sortis de ce brainstorming : les règles de jeu, le niveau des équipes, les parents (avec l'idée de mettre en place un responsable par club pour gérer les parents - avec un système de carte sanction...-) et l'active scouting.

 

C'est ce dernier point qui englobait la problématique du démarchage et du débauchage des jeunes. La première mesure pratique qui en est sortie est une charte de non-concurrence qui sera signée par les clubs d'ici quelques jours. La charte vise le débauchage actif. Il avait surtout lieu lors des Provinciales (aujourd'hui Be Gold District) où les coaches ne se gênaient pas pour mettre la pression sur les jeunes pour venir jouer dans leur club. Elle visait aussi les clubs qui allaient démarcher les jeunes de façon agressive.


Pierre Lambaux : " La problématique est délicate car nous ne voulons pas tomber dans les travers des indemnités de transfert. Ce que nous cherchons, c'est de dédommager les clubs qui ont fait de gros efforts pour éduquer ses jeunes. Toute formation induit de posséder des formateurs de qualité, qui ont suivi eux-mêmes un écolage. Ces formateurs sont d'ailleurs rétribués en fonction de leur diplôme. Nous sommes donc occupé à étudier une grille qui permettrait de déterminer la valeur d'un jeune. Il faudra voir la formation qu'il suivie, le niveau  où il évolue. Il faut valoriser toutes les formations. Au début de la saison, chaque club remplit une grille où il place ses équipes en fonction de sa force supposée. Les équipes sont alors placée dans des poules et cela pourrait servir à valoriser les joueurs qui en font partie. Mais il ne s'agira pas de procéder à des transferts d'argent entre club mais bien d'alimenter un pot commun géré par la fédé et d'ensuite redistribuer cet argent en fonction des mouvements de joueur. Ce qui précède est un des propositions qui tient la corde. "

 

La formation des jeunes serait ainsi récompensée et les clubs qui sont dépouillés de leurs meilleurs jeunes seraient ainsi dédommagés. On échapperait à la prime de transfert qui entraînerait immanquablement des contraintes juridiques, l'abandon du concept de sport amateur et le problème de délimiter le hockey loisirs du hockey pro.

 

La régionalisation et le passage sous la tutelle du Bloso et de l'Adeps a entraîné des contraintes administratives, d'encadrement, mais a aussi permis aux clubs de recevoir des budget en fonction des efforts fournis, dont la restitution de certains frais comme l'a prévu le plan du ministre Collin.


On est donc nécessairement rentré dans un monde où la valorisation est de mise. En essayant de mettre les choses au clair, les difficultés de faire parler les dirigeants étaient évidentes. Car la rétribution, des entraîneurs était compliquée face au manque de clarté par rapport à l'imposition ou non des revenus. Le " noir ", puisque c'est de cela dont il s'agit, était souvent pratiqué. La fin de la récréation sifflée par le Fisc a changé la donne et le hockey a dû mettre de l'ordre dans ses comptes. Aujourd'hui, on peut chiffrer le coût annuel de la formation d'un jeune à 100 euros. Il s'agit bien sûr d'une moyenne car il y a une différence entre la formation d'un écureuil ou d'un cadet, et d'un jeune d'une équipe du top (à trois entraînements semaine) et d'un jeune de catégorie " loisirs ".

 

La charte, puis la valorisation des formations sont des pas vers plus de respect entre les clubs. Mais le débauchage restera toujours une réalité et une source de frustrations. Tant que des contrôles et une présence d'experts chargé de faire appliquer les règles et les chartes sur le terrain ne se fera pas, il faudra faire confiance à la bonne volonté de tous.






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